Vous venez d’adopter un chiot ou ça ne saurait tarder ?

CHIOT

Sachez que les premières semaines qui suivent cette adoption sont déterminantes dans la vie de votre animal et conditionnent les nombreuses années que vous passerez avec lui.

Voici quelques conseils, ou des pistes de réflexion, qui peuvent vous aider à faire en sorte que votre cohabitation rime avec Harmonie..

 

 

A quel âge adopter votre chiot ?

 

L’âge idéal d’adoption se situe vers 7 semaines d’âge en moyenne.

Avant cet âge, le chiot à besoin de sa mère et de sa fratrie.

Après cet âge, le chiot doit découvrir le monde en dehors de son lieu de naissance (surtout en cas de naissance en élevage).

La curiosité du chiot de moins de 4 mois l’incite encore à la découverte et domine la peur de l’inconnu.

Un chiot adopté trop tard risque d’être un sujet peureux, donc timide ou au contraire agressif une fois adulte, face à des situations nouvelles qu’il va vivre comme un stress.

En outre, l’apprentissage de la propreté sera d’autant plus long si le chiot est resté longtemps à l’élevage après 7 semaines.

 

 

Devez-vous faire sortir votre chiot avant qu’il soit bien vacciné ?

 

Pour la même raison, il est impératif d’habituer votre chiot dés son arrivée au milieu qui l’entoure. Sortez-le, mettez-le au contact d’autres chiens, d’autres espèces animales, d’autres gens, confrontez le aux bruits et à l’agitation de la ville, mais toujours de façon progressive : plongez le dans des situations des moins stressantes pour lui, aux plus inhabituelles.

Soyez toujours présent auprès de votre chiot lors des mises en situations nouvelles pour lui. Rassurant mais détaché, votre chien comprendra que pour vous, la situation n’a rien d’inquiétant.

Ne le caressez pas s’il a peur, c’est l’encourager dans sa timidité.

Préférez contourner une peur panique plutôt que de l’affronter ou reculer (par exemple changer de trottoir en ville si votre chiot semble inquiet).

 

Après 14 semaines, l’adaptabilité du chiot à la nouveauté se réduit significativement : alors, agissez avant !

 

Gardez-le toutefois hors de portée des dangers que représentent les maladies infectieuses. L’immunité du chiot n’étant totalement efficace qu’à partir de la 2° injection vaccinale, évitez par exemple le contact avec les déjections et des animaux malades.

 

 

 

 

 

 

 

Où faire dormir votre chiot ?

 

Le chien adulte doit avoir un lieu de couchage éloigné du vôtre, dans un endroit de la maison qui n’est ni un lieu de passage, ni un « mirador » d’où il peut surveiller tous les agissements des membres de la famille.

Idéalement, cette habitude est à prendre dés l’arrivée du chiot dans sa nouvelle maison. Toutefois, à cet âge, votre compagnon cherche encore souvent une présence rassurante. Si vous décidez de lui autoriser l’accès à votre chambre, ce ne doit pas être définitif. Evitez de le monter sur le lit. Installez son couchage par terre, et éloignez-le du lit jour après jour.

Dans tous les cas, le couchage doit se faire hors de votre chambre avant l’âge de la puberté (de 4 à 6 mois selon la race).

A partir de cet âge, l’accès à votre chambre est alors interdit ou réglementé ( assis –couché avant d’autoriser l’accès). Vous devez garder la maîtrise de ce lieu.

En respectant ces règles, vous éviterez les conflits hiérarchiques, les angoisses de séparation quand vous laisserez votre chien seul à la maison ou ailleurs.

A ce propos, habituez-le à rester seul chez vous, même quelques minutes au départ.

Evitez de lui faire la fête à votre retour : plus le retour sera une fête, plus le prochain départ sera mal vécu. Faites en sorte que les transitions se fassent dans le calme, le plus discrètement et plus naturellement possible.

Attendez son retour au calme avant de reporter votre attention sur lui.

 

 

L’apprentissage de la propreté

 

Habituez tout de suite votre chiot à faire ses besoins dehors.

Sortez-le le matin, après chaque repas, dès qu’il se réveille de sa sièste, après chaque séance de jeux ou dès qu’il renifle le sol en tournant…

Choisissez un lieu calme et paisible où le chien ne sera pas attiré par des jeux à sa portée.

Si vous respectez les conseils généraux des paragraphes précédents, cet apprentissage sera aussi plus rapide.

 

Votre chiot vous mordille ?

 

Le mordillement est instinctif chez le chiot qui joue.

Toutefois, quand les dents de lait poussent, ça n’est plus un jeu pour le mordu. Quand le chiot est encore avec sa mère, cette dernière ne se laisse plus faire. Alors faites en autant !

Cette phase d’apprentissage doit enseigner au chiot à se contrôler (auto-contrôle). S’il mordille, arrêtez le jeu, stoppez le chien par un ordre bref, impératif, qui contraste avec un ton doux et bienveillant quand le chien a obéit. L’acquisition des contrôles est longue, et n’oubliez jamais que « enseigner, c’est répéter… »

S’il ressent malgré tout le besoin de mordiller, donnez lui un jouet prévu à cet effet, mais pas votre main !

Les auto-contôles, c’est aussi apprendre à votre compagnon à attendre et à se calmer pour obtenir une récompense ( jeu, nourriture,…).

 

Vers 4 mois, ces auto-contrôles doivent être acquis.

L’absence d’auto-contrôles conduit à l’agressivité ou à l’hyperactivité qui existe aussi chez le chien (avec des races plus exposées comme le Labrador Retriever par exemple).

 

 

Qui doit faire passer le message ?

 

L’interlocuteur du chiot peut être une personne adulte de la famille ou plusieurs.

Néanmoins, le chiot tend souvent à se rapprocher d’une personne en particulier dans le foyer, celle qui a le rôle rassurant de sa mère (qu’il soit homme ou femme).

Que les autres membres de la famille ne s’inquiètent pas : petit à petit, le chiot élargit son champ affectif et gagne en autonomie.

Quoi qu’il en soit, ne laissez pas à un enfant la responsabilité entière de l’éducation d’un chien. Apprenez lui plutôt à l’éduquer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vie en communauté avec un chien nécessite donc le respect de règles.

Cette vue des choses peut paraître austère, pourtant elle ne l’est pas.

Vous pouvez apprendre à votre chiot à respecter les règles de vie en jouant avec lui.

Par exemple, lorsque vous donnez un ordre d’obéissance au chien, s’il le respecte, félicitez le en jouant ; vous lui enseignez ainsi en même temps les auto-contrôles, comme le ferait sa mère.

Votre compagnon a besoin d’une présence rassurante, dominante et protectrice auprès de lui pour se sentir bien . C’est à cette condition que les échanges avec lui seront riches et durables.

 

 

Si l’éducation de votre chiot soulève des questions ou des inquiétudes, n’hésitez pas à nous en parler. Nous pouvons vous aider par des conseils ou des produits vétérinaires doux qui aideront votre compagnon dans ses premiers pas d’apprentissage.

 

 

 

Les vétérinaires et tout le personnel de la clinique 38°5 sont à votre écoute.

 

 

 

 

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