Quelques conseils à propos du suivi de traitement du chien atteint du syndrome de cushing

Votre chien de plus de 8 ans buvait de plus en plus et urinait en conséquence, il est devenu insatiable. Sa silhouette s’est progressivement transformée, ses muscles ont fondu et son abdomen est devenu pendulaire. Sa peau s’est affinée et son poil s’est raréfié quand il ne présente pas de plaques de calcinose ou des capillaires superficiels disposés en araignée et/ou des taches rouges.

Votre vétérinaire a réalisé des tests de dépistage de cette maladie et en a peut-être identifié l’origine : hypophysaire ou surrénalienne.

Quelque soit la cause, ce syndrome résulte d’un excès d’une hormone dans l’organisme : le cortisol, qui implique des changements physiologiques et biochimiques (élévation des paramètres hépatiques…)

Si le traitement spécifique de l’origine surrénalienne est chirurgical, il sera précédé d’un traitement médical identique à celui des microadénomes hypophysaires.

 

Le traitement repose sur l’administration quotidienne, parfois matin et soir, au moment du repas, chaque matin, d’un comprimé de trilostane, molécule inhibant la stéroidogénèse, ce qui bloque la synthèse du cortisol.

Il existe 3 présentations du médicament : 10, 30 et 60 mg.

 

Si le schéma thérapeutique varie selon la réponse au traitement de chaque animal, on commence toujours par la dose la plus basse, autour de 2 mg/kg/j.
Le suivi régulier est INDISPENSABLE afin de trouver la dose minimale efficace pour obtenir une rémission clinique et pour identifier précocement un éventuel surdosage.

 

Le bon rythme de suivi est 10 j puis 1 mois puis tous les 3 mois (on rapproche les visites en cas de changement nécessaire de dose).

Un traitement équilibré fait disparaître :

       l’excès de prise de boisson en 10 j, la polyphagie en 20 à 30 j

       la distension abdominale en 20 à 40 j

       les troubles cutanés en 6 semaines à 3 mois.

 

Chaque visite de suivie comprend au début :

       un examen clinique approfondi et le recueil de vos précieuses observations

       un test de stimulation

       une vérification de la fonction rénale et du ionogramme par une prise de sang

 

En effet 1 chien sur 2 nécessite une adaptation de dose la première année. Si 80 % des chiens sont rapidement équilibrés, certains ont besoin de doses très importantes (plus de 10 mg/kg) et parfois doublées (matin et soir).

Le dépistage précoce d’un surdosage (clinique : anorexie, vomissements ou biochimique) permet de reverser rapidement les symptômes en stoppant le traitement momentanément puis en réadaptant la dose.

 

Vos observations et nos échanges réguliers sont fondamentaux pour assurer un suivi optimal et améliorer la qualité de vie de votre chien.